Brief marché du 1 novembre 2026
1 novembre 2026
En 30 secondes
- Vendredi 30 octobre, les marchés ont clôturé en nette baisse aux États-Unis, tandis que le CAC 40 est resté presque stable; la séance a été dominée par la faiblesse technologique.
- Les résultats d’Intel et d’Amazon ont ravivé les doutes sur le coût et la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle (IA), alors que les dépenses prévues restent très élevées.[1][2]
- La semaine à venir pourrait dépendre surtout de l’emploi américain, des anticipations de taux et des résultats d’Apple et d’AMD; la volatilité devrait rester élevée.[5][8]
Les chiffres de la dernière séance
Ces données correspondent aux clôtures du vendredi 30 octobre 2026, et non aux cours du dimanche 1er novembre.
- CAC 40: 7 969,42 points, -0,01 % — quasi-stabilité.
- Euro Stoxx 50: 6 131,31 points, -1,22 % — repli européen généralisé.
- DAX: 25 818,21 points, -0,85 % — baisse des valeurs cycliques.
- S&P 500: 7 580,07 points, -1,82 % — pression des grandes capitalisations.
- Nasdaq: 25 437,00 points, -2,86 % — forte correction technologique.
Le sujet du jour, expliqué
Le principal sujet reste le doute sur les investissements liés à l’IA. Intel a annoncé des perspectives de chiffre d’affaires inférieures aux attentes pour le quatrième trimestre, en invoquant notamment la faiblesse du marché des ordinateurs personnels et des difficultés de production.[2] Amazon a également manqué les prévisions de bénéfice et de chiffre d’affaires, malgré la croissance de ses activités dans le nuage informatique.[2]
Le mécanisme est simple: les infrastructures d’IA exigent des dépenses immédiates considérables, alors que les revenus correspondants restent incertains. Comme pour une entreprise qui emprunte beaucoup pour agrandir une usine, la rentabilité future doit compenser les intérêts, les équipements et le risque d’exécution. La hausse des taux rend ce calcul plus exigeant.[1]
L’analyse du jour
La baisse de vendredi n’a pas été limitée à une seule entreprise. Le Nasdaq a perdu 2,86 %, contre 1,82 % pour le S&P 500, signe que la technologie a concentré la pression. Les résultats d’Intel et d’Amazon donnent une explication concrète au mouvement: les investisseurs commencent à demander des preuves plus rapides de rentabilité aux groupes qui dépensent massivement dans l’IA.[1][2]
Le scanner apporte toutefois un contrepoint. Seulement 52 % des actions suivies restent au-dessus de leur moyenne à 200 jours, et 47 % au-dessus de leur moyenne à 50 jours. Le régime est donc mitigé, plutôt qu’un effondrement généralisé. Les 76 titres retenus sur 4 154 montrent aussi que certaines valeurs défensives ou liées à la santé résistent.
Le scénario le plus probable pour les prochains jours est une consolidation nerveuse, avec une rotation vers les secteurs moins dépendants des dépenses technologiques. Il serait renforcé par une nouvelle baisse du Nasdaq ou des prévisions prudentes d’Apple et d’AMD. À l’inverse, des résultats solides et un emploi américain suffisamment modéré pour réduire la pression sur les taux pourraient stabiliser les grandes valeurs technologiques. Les prévisions disponibles tablent sur environ 55 000 à 65 000 créations d’emplois en octobre, avec un chômage à 4,2 %.[5][7]
Le mot du jour
Largeur du marché: mesure la proportion d’actions qui participent à la hausse ou à la baisse. Quand moins de la moitié des titres dépassent leurs moyennes récentes, le mouvement est considéré comme peu homogène.
Ce que voit le scanner
- Altria Group (MO), tabac: score exceptionnel de 45. Le cours a dépassé son plus haut des 20 dernières séances, avec une hausse du volume. Cette résistance confirme l’intérêt pour des activités défensives, plutôt que pour le thème technologique.
- Exelon (EXC), services publics: score exceptionnel de 43. Le scanner détecte un dépassement du plus haut des 20 dernières séances, accompagné d’un volume accru. Le titre renforce l’idée d’une recherche de secteurs plus prévisibles.
- Gilead Sciences (GILD), biotechnologie: score exceptionnel de 41. Le cours a franchi son plus haut des 20 dernières séances, avec un volume supérieur et une progression de 3,1 %. La santé fait partie des poches de résistance observées.
Ces signaux ne contredisent pas la faiblesse de la technologie; ils montrent plutôt que le marché se réorganise autour de valeurs défensives, de la santé et des services publics.
L’agenda
- Rapport sur l’emploi américain: il peut modifier les anticipations de taux de la Réserve fédérale américaine; un emploi trop robuste entretiendrait la pression sur les actions.[5]
- Résultats d’Apple et d’AMD: ils fourniront un test direct de la demande technologique et de la confiance dans les investissements liés à l’IA.[8]
- Élections américaines de mi-mandat: elles peuvent accroître l’incertitude sur la politique économique et les dépenses publiques.[8]
À surveiller
- Une nouvelle déception dans les résultats technologiques pourrait étendre la baisse du Nasdaq aux autres marchés.
- Un rapport d’emploi américain trop solide pourrait retarder l’assouplissement attendu des taux et peser sur les valorisations.
Le chiffre à retenir: -2,86 % pour le Nasdaq vendredi, une baisse qui montre que les doutes sur les dépenses d’IA touchent désormais l’ensemble du compartiment technologique, et pas seulement Intel.
Sources
Brief généré par IA à partir de sources publiques citées ci-dessus, publié à titre informatif uniquement — ceci n'est pas un conseil en investissement.