Brief marché du 25 octobre 2026
25 octobre 2026
Vendredi 23 octobre, les marchés ont clôturé en baisse: le CAC 40 à 7 782,82 points (-0,36 %), le DAX à 25 181,65 (-0,75 %), l’Euro Stoxx 50 à 6 068,22 (-0,31 %), le S&P 500 à 7 623,68 (-0,52 %) et le Nasdaq à 25 955,34 (-0,21 %). Ces niveaux sont les clôtures de la dernière séance, séparée de ce dimanche par le week-end, et non des cours en direct. Le régime dominant reste celui d’une stagflation importée: le Brent a terminé légèrement sous 117 dollars, après une hausse de plus de 6 % sur la semaine, tandis que le WTI a clôturé au-dessus de 103 dollars, sur fond d’attaques contre des infrastructures saoudiennes et de risque accru autour d’Ormuz[4][8]. La baisse des actions ressemble davantage à un désengagement sélectif et à une réduction de risque avant une semaine de banques centrales qu’à une capitulation systématique.
Le signal inter-actifs est néanmoins défavorable aux actifs de croissance. Le rendement américain à dix ans est revenu sous 5 % après son plus fort recul quotidien depuis plus de deux ans, alors que les probabilités d’une hausse de taux de la Fed en octobre sont tombées sous 10 %[7][8]. Cette détente de taux n’a pas suffi à soutenir les actions, divergence qui traduit la primauté du choc énergétique et de l’incertitude géopolitique sur le simple effet mécanique d’un taux long plus bas. Le pétrole renforce les anticipations d’inflation, comprime le revenu réel et menace les marges des secteurs consommateurs d’énergie. À court terme, les flux discrétionnaires devraient rester prudents; une extension du mouvement dépendra davantage des nouvelles sur l’offre de brut que des seuls niveaux de taux.
Le Cash Scanner confirme cette rotation vers l’énergie et les actifs sensibles aux flux réels. Plains GP Holdings (PAGP) obtient 42/100, avec un gap de +2,4 % et un breakout à 20 jours accompagné d’un Vortex et d’un KST haussiers. Exxon Mobil (XOM), score 38, progresse de 2,8 % avec ADX 29 et KST haussier; TotalEnergies (TTE.PA), également à 38, affiche un gap de 4,3 %, volume en hausse et breakout à 20 jours. Range Resources (RRC), score 36, gagne 3,8 % avec ADX 29. La concentration sur quatre valeurs énergétiques américaines, plus TotalEnergies, confirme une couverture tactique contre le choc pétrolier plutôt qu’un retour généralisé au risque. Les deux foncières américaines du classement, American Tower (AMT), score 44 avec gap de 4,1 %, et Crown Castle (CCI), score 40 avec gap de 9,1 %, signalent toutefois une poche de rattrapage idiosyncratique; elles ne suffisent pas à invalider le biais macro.
Sur les une à cinq prochaines séances, le marché devrait principalement traiter le conflit entre inflation énergétique et détente attendue des banques centrales. Le consensus anticipe un statu quo de la Fed mercredi, tandis que les marchés attendent surtout le ton de Kevin Warsh sur décembre[8]. Ce qui paraît déjà intégré est l’absence de hausse immédiate; ce qui reste sous-estimé est la persistance d’un Brent supérieur à 110 dollars dans les anticipations d’inflation et de bénéfices. Le scénario contrariant serait une stabilisation rapide des flux via Ormuz ou les itinéraires alternatifs saoudiens, provoquant une baisse du pétrole, des rendements et une rotation vers technologie et consommation.
La semaine sera exceptionnellement chargée. L’IFO allemand lundi testera la résistance du cycle européen; la Fed mercredi sera le catalyseur principal des taux et du Nasdaq; le PIB américain du troisième trimestre et l’inflation PCE de septembre jeudi pourraient confirmer ou contester le scénario de désinflation[1][7]. Le BCE jeudi et la Banque du Japon vendredi ajouteront un risque de change et de courbe, tandis qu’environ 36 % des entreprises du S&P 500 doivent publier leurs résultats, notamment Alphabet, Microsoft, Amazon, Intel, Eli Lilly, Exxon Mobil et Chevron[7][9]. Des indications prudentes sur les coûts énergétiques pourraient annuler l’effet positif d’un statu quo monétaire.
Trois risques méritent une surveillance prioritaire: une nouvelle attaque contre une infrastructure pétrolière ou un trafic maritime à Ormuz, un discours de la Fed plus restrictif malgré l’absence de hausse, et une déception coordonnée des résultats technologiques sur les dépenses d’intelligence artificielle ou les marges. Une réaccélération du dollar face à l’euro constituerait un quatrième signal de dégradation pour les actifs risqués et les bénéfices européens.
Une poursuite de la rotation énergétique serait crédible si le Brent reste au-dessus de 115 dollars et si les cassures à 20 jours tiennent: Plains GP Holdings, Exxon Mobil, TotalEnergies et Range Resources resteraient alors les véhicules les plus cohérents avec le régime. À l’inverse, un retour du Brent sous 110 dollars accompagné d’un dix ans américain sous 4,9 % et d’un VIX en baisse invaliderait le scénario stagflationniste et favoriserait le Nasdaq ainsi que Box (BOX), dont le score de 38 repose sur un breakout et un ADX de 45. Enfin, une clôture du S&P 500 sous 7 600 avec remontée simultanée du dix ans au-dessus de 5 % signalerait une vraie reprise du désendettement, et non une simple consolidation.
Bonne journée aux p&l makers.
Sources
Brief généré par IA à partir de sources publiques citées ci-dessus, publié à titre informatif uniquement — ceci n'est pas un conseil en investissement.